Toulouse, Lyon, Nantes… où s’installent les Parisiens en quête de meilleures conditions de vie ?

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Une étude de l’Insee parue ce jeudi 22 septembre s’intéresse aux départs des Franciliens de la capitale vers les villes de province. Lyon, Toulouse ou encore Nantes sont les villes les plus plébiscitées. 
 

En 2018, plus de 100 000 Franciliens ont quitté leur région, “soit l’équivalent d’une ville comme Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)”, a relevé François Dubujet, responsable des études démographiques et sociales à l’Insee Ile-de-France. D’après cette étude, nombreux sont les “Parisiens” à quitter la capitale pour la province. Or, ces départs, motivés par différentes raisons, créent parfois des écarts de niveau vie importants avec leurs nouveaux voisins. 

Un niveau de vie plus élevé

Parmi les villes les plus prisées, Lyon occupe la première place dans le cœur des Parisiens. Toulouse suivi de Nantes, de Bordeaux et de Marseille font aussi la joie des nouveaux amoureux de la province. Des déménagements qui ne sont pas sans conséquence. Car si les Parisiens débarquent souvent avec un porte-monnaie bien rempli. En effet, ces anciens Franciliens jouissent d’un niveau de vie plus élevé que ceux qui sont restés dans la capitale, avec un revenu médian par personne de 2230 euros, contre 2050 euros. Même si ce chiffre redescend à 2025 euros une fois installés, il reste largement supérieur à celui des provinciaux “d’origine”, qui s’élève à 1755 euros.

Le choix de la maison

Avec un niveau de vie plus élevé de 15% en moyenne que leurs voisins provinciaux, ces Franciliens migrants créent des disparités importantes sur le territoire. Ces écarts se creusent dans certaines villes, comme Marseille où il est de 18% , Lyon avec 27% et jusqu’à 33% à Nantes. 

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A Paris, 30% de ces émigrés vivaient dans une maison contre 46 % après avoir déménagé en province. La surface habitable de leur résidence augmente également, passant en moyenne de 62m² à 80m². Les provinciaux de longue date, en comparaison, sont 62 % à vivre dans une maison et logent dans 86m² en moyenne.

Si l’étude rendue publique jeudi porte sur des données antérieures à la crise sanitaire, François Dujuet précise que “les données sont structurelles” bien que “la crise sanitaire ait pu avoir un impact sur la mobilité des Franciliens”.

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